• Juste pour le plaisir, une citation placée en épigraphe* dans le roman dont je parlais hier : "la beauté des jours"

     

    Le premier homme de la préhistoire

    qui composa un bouquet de fleurs fut

    le premier à quitter l'état animal : il

    comprit l'utilité de l'inutile.

    Okakura Kakuzo

     

    C'est beau non ?

     

    * En littérature, une épigraphe est une phrase en prose ou en vers placée en tête d'un livre, d'un ouvrage ou d'un chapître, pour en annoncer ou résumer le contenu, ou pour éclairer sur les intentions de l'auteur.

     


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  • Qu'il est bon de reprendre goût à la lecture et de découvrir de beaux titres. Je ne prenais pas de gros risque avec cet auteur que j'adore... désolée je n'arrive pas encore à dire auteurE...

    LA BEAUTE DES JOURS - Claudie Gallay

     

     Résumé :

    Jeanne a tout pour connaître un bonheur tranquille : deux filles étudiantes, un mari attentionné, une amie fidèle, un boulot stable. Passionnée par Marina Abramović, l’artiste-performeuse célèbre pour avoir, dans son travail, mis en jeu son existence, Jeanne n’aime pas moins les surprises, l’inattendu. Cet été-là, le hasard se glisse – et elle-même l’invite – dans son quotidien...
    À travers la figure lumineuse de Jeanne et la constellation de personnages qui l’accompagnent et la poussent vers un accomplissement serein, Claudie Gallay compose un roman chaleureux et tendre sur la force libératrice de l’art, sur son pouvoir apaisant et révélateur. Et sur la beauté de l’imprévisible.

     

     

    Claudie Gallay nous emmène dans les pas de Jeanne, douce épouse sagement rangée dans sa petite vie familiale, qui a tout pour être heureuse et l'est finalement dans un ennui communicatif que le lecteur ressent au début du roman. Jeanne a sa part de rêve et s'extrait de son train train en se lançant des défis désuets ou absurdes, suivre un inconnu, deviner un visage en fonction des mains, guetter les palindromes... Son modèle, une artiste serbe  découverte l'année du bac, dont les actions sont devenues sa référence  et dans laquelle elle reconnaît la part d'elle-même restée dans l'ombre. Jusqu'au jour où elle va croiser un ancien amour de jeunesse, rencontre qui va troubler sa quiétude et la faire se découvrir à elle-même. Et le roman devient passionnant de par la description fine et tellement humaine de chaque personnage et des remous qui agitent ce petit monde sous l'aspect d'une vie tellement normale. J'ai beaucoup aimé ce roman même si je me suis ennuyée un petit peu au début... mais cela prend tout son sens au fil de la lecture. Encore un beau roman de cet auteur qui ne me déçoit jamais.

     

    Extraits :

    - Citation de M.A.    J'ai mis du temps à comprendre mais maintenant je sais. Les femmes ne sont pas moins fortes que les hommes, non, ce n'est pas ça, mais elles renoncent. Elles laissent leurs rêves pour réaliser ceux des hommes.

    - On croit que, passé soixante ans, on est vieux et qu'il n'y a plus rien à faire, mais c'est une erreur, il ne reste pas mille choses encore à faire mais on peut quand même en faire quelques unes.


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