• "Une fille de treize ans est encore une enfant, capable de s'amuser  comme une folle à enflammer de l'herbe dans une boîte de conserve ou de se tordre de rire en voyant la mine du voisin dont elle a tiré la sonnette ouvrir sa porte pour découvrir qu'il n'y a personne. Les filles de treize ans peuvent vraiment croire que la seule raison qui les empêche d'épouser John Travolta, c'est qu'il a déjà une petite amie ... et que recevoir le coup de fil de tel garçon _ou de telle fille_est la chose la plus merveilleuse qui leur soit arrivée. Les fille de treize ans croient aux pères héroïques et aux méchantes belle-mères. Aux paroles des chansons, aux conseils de leurs amies du même âge _et aussi que leur premier amour durera toute la vie."...

    ..."La fille de treize ans déteste sa mère. Adore son père. Déteste son père. Adore sa mère. Alors quoi ?
    Les filles de treize ans sont grandes et petites, grosses et maigres. Ni l'un ni l'autre ou les deux. Elles ont la peau la plus douce, la plus parfaite, et parfois en l'espace d'une nuit, leur visage devient une sorte de gachis. Elles peuvent pleurer à la vue d'un oiseau mort et paraître sans coeur à l'enterrement de leurs grands-parents. Elles sont tendres. Méchantes. Brillantes. Idiotes. Laides. Belles.
    Quant au sexe... Le sexe est une chose répugnante, effrayante et irrésistible. Une fille de treize ans ne veut pas penser au sexe. Elle ne pense qu'à cela.

    Extraits de l'homme de la montagne page 215-216

     

    Je viens de voyager au coeur de la prime adolescence à travers deux livres, grâce à  Astrée du blog ROUGE VELOURS qui m'a permis de découvrir un bel auteur.

    Pour une mise en bouche, en voici les résumés :

     

    "L'homme de la montagne" de Joyce MAYNARD

    Vous avez dit adolescence ?

    Résumé : Juin 1979, Californie du Nord. Rachel, 13 ans, et sa soeur Patty, 11 ans, sont délaissées par leurs parents : une mère souvent absente et un père volage. Leur quotidien ennuyeux est soudain interrompu par une affaire de meurtre en série que leur père, l'inspecteur Torricelli, est chargé de résoudre. Trente ans plus tard, Rachel, devenue romancière, raconte l'été qui a bouleversé leur vie.

     &

     "Long week-end"  de Joyce MAYNARD

    Vous avez dit adolescence ?

    Résumé : Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s’améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles.Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l’est pas. Encore jeune et jolie, Adèle vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu’en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial. Et là, planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter Playboy, Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s’impose à Henry: Frank, un taulard évadé, condamné pour meurtre…Pendant quatre jours, le trio va vivre un surprenant huis-clos, chacun se révélant un peu plus au fil des heures. Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce long week-end qui lui a appris à grandir…

     *********

    Au-delà d'un voyage au temps de ma jeunesse, j'ai découvert avec délice des personnages vraiment attachants sur lesquels il est impossible de ne pas projeter ses propres souvenirs. Les deux histoires sont bien menées, happant le lecteur et le rendant attentif jusqu'à l'épilogue, ménagant un vrai suspense sans aucune acrobatie mais par une observation très fine de la psychologie des personnages.

    Ces deux histoires sont une plongée tout en sensibilité et très bien écrite dans le monde de la prime adolescence. Des détails, des contradictions, fantasmes, quête d'absolu,  sentiment d'abandon, de trahison, enthousiasme exhubérant, fascinations irrépressibles se succèdent et s'entre-choquent comme autant de défis à relever quand on a treize ans. Une palette complète des tempêtes qui secouent ces adultes en devenir, décrits avec une grande finesse par Joyce Maynard.

    J'ai découvert cet auteur avec bonheur et ai déjà emprunté un autre ouvrage à la médiathèque pour le plaisir de lire sa connaissance de la nature humaine qu'elle décline avec beaucoup de poésie et pourtant de façon très réaliste. Elle nous emmène dans la tête de ces ados qui se trouvent face à la réalité de leur parents, qui les dépasse. Pourtant,toujours ils font face, maladroitement parfois, avec quelques erreurs de jugement souvent. La psychologie des adultes n'est pas pour autant laissée de côté et les histoires ont la densité du temps qui passe, un long week-end, plusieurs mois... tout est là pour nous embarquer dans le grand voyage de la vie.

    "Long week-end" nous fait découvrir les bonheurs et les tourments d'un jeune garçon. Je n'en ai pas noté d'extrait mais vous découvrirez une recette de tarte aux pommes qui à elle seule vaut le détour. Je n'en dis pas plus...

    "L'homme de la montagne" parle des filles, des copinages, des trahisons, de la sororité (ça se dit ça ?).

    J'ai vraiment aimé ces deux livres. Si vous vous laissez tenter, j'espère que vous les apprécierez autant que moi.

    Beau dimanche à vous tous.


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  • Petite pause

    Hello les amis. Je pars demain passer une dizaine de jours chez ma p'tite maman.

    Des petites vacances dont je compte bien profiter...

    Mais là bas pas d'ordi donc je ne vous rendrai pas visite pendant quelques temps.

    D'ici là soyez bien sages et profitez de la vie smile

    Bisous


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  • Une photo, un mot "euphorie" voici le sujet de la semaine chez MILETUNE :

     

    Avez-vous vu ce monstre, traversant les nues tel un squale vorace.

    Son aileron fend l'air, dévoreur de miles et de temps.

    Les distances s'amenuisent, nous poussant à la fuite en avant

    L'euphorie du voyage et de la vitesse laisse  place à l'angoisse

    comme si l'ogre-temps nous poursuivait et voulait nous avaler...

     

     

    MILETUNE

     


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  •  On voit mieux la paille dans l'oeil du voisin que la poutre dans le sien...

    C'est l'hôpital qui se fout de la charité...

    Balaie devant ta porte...

    ...

    Voici en substance ce que je devrais copier cent fois yes

    Mon dernier billet épinglait une étourderie d'éditeur qui a laissé passer une énorme faute d'orthographe et j'ai reçu il y a quelques jours un petit message de NANEGRUB qui m'a fait beaucoup rire, concernant un billet un peu plus ancien ( PAROLES VAGAGONDES ) :

      

    Et ton Bon Dieu, il est passé à la trappe ? ;-)  

       

      

      

    Et pan sur le museau ! he

    Eh oui ! personne n'est à l'abri... sarcastic

     

    Je fais donc mon mea culpa et vous encourage vivement à visiter le joli blog d'Anne qui a le don de faire des photos non seulement très belles, mais chargées d'amour. Et ça c'est vraiment précieux...

     

    Je vais m'absenter jusqu'à la fin du mois alors sans ordinateur je ne pourrai pas vous visiter, mais vous restez dans mes pensées. Portez-vous bien.

     


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  • Le rédacteur de télé 2 semaines m'a encore fait sourire aujourd'hui... Voyez plutôt...

    Sé pas une fôte, çé de l'étourderi

     

    Bon en même temps que celui qui n'a jamais fait de faute lui jette la première pierre wink2

     


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