• Voici le sujet de la semaine chez MILETUNE !

    MILETUNE N° 50 : delate or not delate ?

    Image minimaliste mais...

     

    DELETE OR NOT DELETE ?

     

    Delete …je prends ? je laisse ? 

    Avoir le liberté du choix.

    Avoir le pouvoir d’effacer les mauvais souvenirs, les soucis, les souffrances…

    Pouvoir s’échapper du monde quand il commence à sentir le malheur et la peur, les regrets.

    Se laisser tenter par la touche magique de la fuite pour amorcer un nouveau départ, une nouvelle vie sans épine, sans malheur,  activer le petit click qui permettrait enfin de tout oublier, la délivrance…

    Oui mais…

    Les souvenirs, les bons, les fulgurants qui sautent au visage au détour d’un parfum, d’un son, ceux qui  bercent ou donnent l'envie de courir, de sauter, de se dépasser,  ceux qui nous instillent  la force… Les fou-rires, les partages, l’amour… Le bonheur…

    Effacés aussi ?

     

    Alors non, je ne crois pas qu’il faille se laisser aller à presser la touche Delete.  Je  la laisse  à juste place, dans un coin du clavier du destin. S ‘il faut affronter le vie, affrontons-là… et à l’heure de rire ou d’aimer profitons à plein de ce qu’elle a de meilleur et tant pis pour les jours plus sombres !


    39 commentaires
  • Je viens de terminer ce joli livre prêté par ECUREUIL BLEU, (j'ajouterai écureuil ascendant rat de bibliothèque wink2).

     

    Rose de Tatiana de Rosnay

     

    Résumé :

    Paris, sous le Second Empire. Des centaines de maisons sont rasées et des quartiers réduits en cendres. 

    Alors que le vieux Paris s'effondre sous les ambitions du baron Haussmann, de nombreux Parisiens protestent sans parvenir à infléchir les ordres d'expropriation. 

    Dans sa maison de la rue Childebert, à l'ombre de l'église Saint-Germain-des-Prés, Rose Bazelet mène une vie paisible, rythmée par la lecture du Petit Journal, les visites à Alexandrine, sa locataire et amie fleuriste du rez-de-chaussée, les soins de Germaine et Mariette ses domestiques dévouées. Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre de la préfecture, la sentence tombe : le tracé du boulevard St Germain passe par chez elle, rue Childebert. 

    Liée par une promesse faite à son défunt mari, Armand, Rose ne peut envisager de quitter la demeure familiale. Déterminée à résister jusqu'à son dernier souffle, elle confie à Armand, son amour disparu, son combat quotidien. 

    De lettres en lettres, elle replonge dans son passé et dévoile peu à peu un secret qu'elle a gardé pendant plus de trente ans.

    Dans ce roman épistolaire, Tatiana de Rosnay nous entraîne au cœur d'un monde où les petits métiers, herboriste, relieur, chiffonnier fleurissaient, et dont il ne reste que les vestiges. 

    Tandis qu'une page de l'Histoire se tourne, Rose devient le témoin d'une époque et raconte le traumatisme suscité par ces grands travaux d'embellissement. 

    Entre introspection et rédemption, ces lettres rendent hommage au combat d'une femme seule contre tous. Dans cette ode à la capitale, les maisons regorgent de secrets et les murs sont imprégnés de souvenirs. 

     

    Un résumé  très complet qui donne vraiment une idée très précise de ce roman. Petite histoire dans la grande.

    J'ai passé un excellent moment,  le personnage de Rose est attachant et l'auteur rend un bel hommage à Paris que j'adore. 

    Le Paris d'aujourd'hui est magnifique et j'ai toujours été admirative des travaux d'Haussmann mais il est bon de rappeler à quel prix ce préfet a pu réaliser ces travaux de rénovation : l'expropriation de centaines d'habitants qui ont vu leur quartier rasé avec pour seule consolation une indemnisation souvent pas à la hauteur de la perte. Et les souvenirs ? balayés à coup de pioches.

    En revanche, ces chantiers ont permis un assainissement de la ville où l'on mourait encore du choléra, il faut le rappeler...

    J'ai aimé me promener dans ces rues vivantes et animées qui entouraient l'Eglise de Saint Germain des Prés,  réaliser que le Boulevard St Germain  d'aujourd'hui fourmillait autrefois d'échoppes, de demeures bourgeoises ou non et d'une vraie vie de quartier comme en témoignent encore quelques rues avoisinantes.

    Rose de Tatiana de Rosnay

    La rue Childebert qui se trouve au coeur du roman  CLICK

     

    Rose de Tatiana de Rosnay

     

     

    Un roman bien agréable et très intéressant.

     

     


    46 commentaires
  • Je suis contente ! je viens de recevoir mes exemplaires de :

     

    Voyage...  le retour des anthologies éphémères...

     

     

    VOYAGE est le nouveau livre écrit à 113 mains grâce Quichottine qui a orchestré une fois encore la mise en oeuvre de ce beau projet au profit intégral et exclusif de l'Association Rêves, qui grâce à ce nouveau financement réalisera le rêve d'un enfant malade.

    Mieux le livre sera vendu, plus le rêve sera grand... ou multiple qui sait.

    Cette initiative a déjà fait ses preuves puisqu'au fil des ans, les livres publiés par les Anthologies Ephémères ont permis de réaliser plusieurs rêves

    A ce jour, déjà  plus de 200 livres ont été vendus par souscription et en ligne (240 exactement à ce jour) et vous pouvez l'acquérir au prix de 15 euros pour la version papier mais aussi en format pdf pour 6 euros seulement , chez The BookEdition en quelques clicks. L'aventure n'est pas terminée...

     

    Voyage...  un nouveau rêve en route

     

     

     

    Le projet était beau, le livre l'est aussi.

     

    Voyage...  un nouveau rêve en route

     

    VOYAGE, c'est en un recueil l'idée que se font les 113 participants cette année, du voyage. Ils l'ont écrit en rime ou en prose, illustré ou photographié. Un cliché de l'un complète l'histoire de l'autre, l'imagination est au rendez-vous et tous les textes prennent vie de jolie manière. La présentation est très soignée et Quichottine apparaît de loin en loin pour faire de jolies transitions entre les histoires, entre les êtres.

    Vous êtes nombreux ici à déjà connaître le projet mais n'hésitez pas à partager autour de vous pour que l'aventure connaisse elle aussi un beau voyage.

    Allez, pour finir, un de mes coups de coeur...

    Voyage...  un nouveau rêve en route

    et sur la page suivante...

    Voyage...  un nouveau rêve en route

    Quand un illustrateur connu répond à une enfant de 7 ans et demi qui a eu à coeur de participer. Une très belle résonance...

    Beau dimanche à vous tous !

     

    Voyage...  un nouveau rêve en route


    14 commentaires
  • La logique de l'ascenseur.

    Ça vous dit quelque chose ? 

    C'est le précieux sésame, apparemment un outil tout simple, pour appeler l'ascenseur et nous évite de gravir à pied de nombreuses marches, un symbole du progrès et de la vie moderne.

    Apparemment...  disais-je, car travaillant au onzième étage d'un bâtiment de treize, je fais au minimum deux allers-retours chaque jour de la semaine, et je m'arrache les cheveux...

    Il me semblait évident avant de travailler ici, que pour monter il faut appuyer sur la flèche montante et pour descendre sur la flèche descendante. Eh bien figurez-vous que nous n'avons pas tous la même logique.

    Imaginez-vous attendre sagement votre petit ascenseur, arrive un groupe de patients qui appuient sur tous les boutons qui peuvent s'allumer, efficacité efficacité... Kling ! un ascenseur s'ouvre... la moitié de groupe s'engouffre dans la cabine et horreur, après avoir pianoté sur leur étage, pas de lumière... Au secours ! Oui Monsieur, l'ascenseur descend. Vite un bras en travers de la porte qui se réouvre et descente du petit troupeau qui n'a pas réfléchi et coup d'oeil résigné du personnel qui était en train de se rendre au sous-sol...

    Quelqu'un à qui j'essayais d'expliquer le mode d'emploi de ces fichus boutons m'a expliqué très doctement que non, il faut appuyer sur le bouton descendant pour que l'ascenseur descende jusqu'à nous. J'ai arrêté de lutter...

    Kling ! Ah cet ascenseur monte ! et tout le monde de s'agglutiner devant les portes, empêchant ainsi les occupants de descendre. Quand enfin embarqués les portes se referment, un bras ou un sac s'immisce dans l'ouverture  parce-qu'on-sait-jamais-à-9-heures-du-matin-c'est-peut-être-le-dernier-quoi... Il n'est pas rare d'entendre un sonore "3ème" ou "7ème". Dans ce cas je suis très sourde mais il y a toujours une bonne pomme pour s'exécuter et appuyer sur le bouton de l'étage correspondant.

    Un jour j'ai beaucoup ri. Une dame était montée en même temps que moi et au moment d'appuyer sur le niveau -1, elle s'est aperçue que la lumière de son étage ne s'allumait pas. "Non, Madame, cet ascenseur monte !" et paniquée elle me dit "Oh ! mais... il va redescendre n'est-ce pas ?" Et là, j'ai eu envie de lui dire "Nannn, arrivé au treizième il va se mettre sur orbitre et après avoir fait le tour de la terre il va repasser par le sous-sol !!!."

    Je rencontre parfois des phobiques de l'ascenseur et il m'est arrivé de faire un tour de manège gratuit pour ne pas les laisser seuls. En papotant ils ne se rendent pas compte qu'ils sont déjà arrivés. Mais ça je respecte, ça ne se commande pas et je n'aime pas voir les gens avoir peur.

    Et voilà comment un acte simple se transforme au quotidien en "dernier métro à Paris" ce qui, quand il ne me fait pas grincer des dents, me fait tout de même bien rire !

     

    La logique de l'ascenseur.

     

    Et vous, vous en avez des histoires d'ascenseur à nous raconter ???

     


    58 commentaires
  • Drôle de titre non ?

    C'est pourtant celui d'un livre que m'a prêté Brigitte alias ECUREUIL BLEU et que j'ai dévoré avec grand intérêt :

    Pardonnable impardonnable

     

    Résumé :

    Un après-midi d'été, Milo, douze ans, fonce à vélo sur une route de campagne. L'ivresse de la descente, un virage, et c'est la chute.
    Tandis que l'enfant se bat pour sa vie, c'est toute sa famille qui vole en éclats. Milo était censé réviser ses cours d'histoire. Que faisait-il sur cette route ? Chacun
    cherche le coupable, mais personne n'est innocent.
    Dans ce ballet des aveux où défilent les parents, Céleste et Lino, l'indéchiffrable grand-mère Jeanne et la jeune tante Marguerite, se dessinent peu à peu les mensonges, les rapports de force et les petits arrangements qui cimentent la famille. L'amour que tous portent à Milo suffira-t-il à endiguer la déflagration?

    Un roman vibrant qui explore avec justesse nos cheminements souterrains vers le pardon.

     

    Je n'avais jamais lu cet auteur dont mon libraire m'avait pourtant vanté les livres et en particulier "Par amour". J'ai été séduite par son style et sa manière de peindre les personnages de manière si empathique et si authentique. Elle leur donne la parole au fil des chapitres et chacun déroule tour à tour une histoire de famille lourde de secrets, de non-dits, de mensonges, de culpabilité.

    Milo, jeune garçon de douze ans, sombre dans le coma après un accident lui laissant de nombreuse séquelles. Ce gamin, c'est le soleil, le sourire, la vie. Son accident le place plus que jamais au centre d'une famille qui, sous le choc voit sa structure chanceler. Une étincelle a allumé la mèche et un processus de petites et grandes explosions en chaîne s'est mis en route. Peu de personnages dans cette histoire : une mère (la grand-mère de Milo), ses deux filles, l'une qu'elle aime l'autre qu'elle n'aime pas, un gendre. A travers leur incapacité à parler, s'expliquer, à affronter leurs fantômes, un délitement progressif et qui fait peine à voir  prend finalement la place principale. Un énorme gâchis que l'on voit se dessiner inexorablement

    Mais la vie est pleine ressources, et après la colère et l'amertume, l'espoir et le pardon sont une possibilité qui est offerte à tous. Comment ne pas le souhaiter. Et aussi comment pour ces personnages envisager la réconciliation quand toutes les limites semblent dépassées.

    Valérie Tong Cuong nous ficelle littéralement dans son roman en forme de puzzle dont les nombreuses pièces s'imbriquent merveilleusement bien, nous rendant suspendus à un dénouement impossible à deviner. Les rebondissements sont nombreux, les personnages ont une véritable épaisseur, ce sont de "vrais gens" qui ont un passé, des sentiments, des doutes, des peurs, des rancoeurs et un incroyable besoin d'amour et de pardon.

    La magie de ce roman est que le centre de gravité de l'histoire semblait représenté par le jeune Milo. La réalité se révèle être finalement beaucoup plus subtile et nous prouve que les points d'ancrage ne sont pas toujours uniquement ceux que l'on croit.

    Alors vous conseille vraiment de découvrir cette belle histoire, émouvante, très prenante et d'une grande humanité.

     

    Un petit extrait ?

    "Ce matin, il est descendu torse nu pour prendre son petit déjeuner plus tôt que d'habitude, ses cheveux bruns en épis, son pantalon de pyjama trop court, a-t-il senti l'urgence de vivre, d'exploiter chaque instant avant le crash ? Il m'a embrassée rapidement, depuis qu'il a fêté ses douze ans, il n'est plus certain d'être encore un enfant alors il refuse les câlins bien qu'il en crève d'envie, renonce au chocolat au profit d'un café qu'il avale en réprimant de multiples haut-le-coeur, s'applique en somme à devenir un homme."  (p 21)


    41 commentaires