• Le soleil est de retour, les températures printanière. Aussi jeudi avons-nous décidé avec Brigitte, alias ECUREUIL BLEU de prendre la clé des champs et hop ! direction la campagne  de l'Entre-Deux-Mers pour faire l'école buissonnière.

    Première étape l'abbaye de la Sauve-Majeure

     

     

    Une magnifique abbaye romane, fondée en 1079 par un moine bénédictin futur Saint Gérard de Corbie, malheureusement en ruine depuis la révolution, mais d'une telle richesse architecturale qu'elle est classée au patrimoine mondial par l'UNESCO. C'est également une étape célèbre du pèlerinage de Compostelle.

    Dire qu'elle a été exploitée après la révolution comme carrière de pierre. Quand on voit la beauté des vestiges, cela fait frémir.

    Nous avons immédiatement aimé cet endroit.

     

     

    Première vision de la visite, comme une promesse. C'est un peu comme ça que je m'imagine la version poétique de l'au-delà...

     

     

    Du coup nous étions bien partie pour commencer le circuit par la fin... mais même pas grave...

     

     

    Nous avons chacune eu nos petits coups de coeur. Brigitte s'est concentrée sur les chapiteaux très travaillés. J'ai aimé particulièrement ces vestiges de la salle capitulaire. Il ne reste presque rien du cloître mais j'aime imaginer la vie des moines dans ces lieux calmes, sobres et magnifiques. Un musée lapidaire permet d'admirer des vestiges des sols avec ces couleurs si particulières qui nous embarquent dans le passé.

     

     

    Et partout des détails qui interpellent...

    Porte pour fantôme ? Où donc menait-elle ?

    Symbole ou rôle utilitaire ? 

    Gravée dans la pierre dans l'escalier presque en haut de la tour, pourquoi là ? par qui ?

     

     

    Et un arbre aux proportions étonnantes...

    et porteur de légende...

     

    Avant d'aller nous restaurer dans une auberge, nous sommes allées voir de plus près un lieu insolite qui nous avait interpellées à notre arrivée dans le village... 

     

     

     

    Avez-vous vu de quoi il s'agit ???

     

     

    Une prison communale !

     

    Après une recherche sur le net, il s'avère qu'elle est la plus petite de France, qu'elle ne se visite pas (dommage...) , qu'elle n'est composée que de deux cellules... et qu'elle n'aurait jamais servi !!! 

    En tout cas elle est bien mignonne... et pour le coup tout à fait inoffensive smile

     

    Nous avons poursuivi notre route vers Saint Macaire... Mais ce sera pour le prochain article...

     

     

     

     

     


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  • MIL ET UNE nous propose cette semaine un nouveau sujet avec en option un mot à inclure dans le texte : "sous-entendu"

     

    MILETUNE n° 10 :

     

     

    Allô l'espace ! ici la terre.

    Ça ne va pas trop ici ! Parce que tu vois je crois qu'il va falloir trouver une terre d'asile d'ici peu, tout débloque ici. Le climat est de plus en plus capricieux et nous fait même de grosses colères. Les hommes se déchirent et n'ont plus confiance en grand chose et surtout ils perdent espoir. Ils vont bientôt se dévorer entre eux.

    Alors si tu pouvais trouver un endroit où chacun aurait envie de construire une vie nouvelle, si l'humanité pouvait se fédérer pour créer une nouvelle terre promise (sous-entendu un lieu sans guerre, sans chômage, sans désespoir, sans haine, sans orgueil...), je pense qu'elle pourrait recommencer à rêver au futur...

    Je dois raccrocher...

    Et si tu croise Thomas Pesquet... dis lui de prendre son temps pour rentrer... ici ça craint...


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  • Pour le sujet de cette semaine, Miletune nous propose une photo originale de l'artiste contemporain Ben que je découvre ici, et le mot à ajouter est "Mascarade".

     

    MILETUNE

     

     

     

     

    "Ce n'est rien
    Tu le sais bien
    Le temps passe
    Ce n'est rien..."

    Clémentine se laisse caresser par les doux rayons du soleil, les premiers de ce printemps précoce. Installée dans le petit parc de son quartier, elle se laisse bercer par le chant des oiseaux et la chanson de Julien Clerc qui résonne dans la ruelle toute proche, une fan sans doute ou un petit papy un peu sourd à moins que ce soit la gardienne d'un immeuble qui se donne du coeur à la tâche. Elle aime bien ce chanteur ma foi et cela ajoute au plaisir de cet après-midi.

    Elle s'est octroyé une pause détente, elle est heureuse, l'écho a parlé... Ce sera un garçon...

    Le moment est trop important, trop précieux, son bonheur est total. Pas question de retourner travailler aujourd'hui, de se trouver emprisonnée  dans son open-space, fourmilière où chacun regarde sa montre, relève les challenges de l'entreprise en zieutant les collègues pour ne pas se laisser distancer. Echapper à la course à la performance, aux cancans malsains , toute cette mascarade de la vie de bureau, et juste profiter du moment présent. C'est un luxe que Clémentine s'autorise aujourd'hui. Carpe Diem se répète-t-elle.

    Et pourtant, elle a entendu dans la salle d'attente de la gynéco deux mamans qui échangeaient sur leurs pré-ado... "petits enfants, petits soucis ; grands enfants, grands soucis". Ça commence à lui trotter dans la tête. C'est vrai quoi, un bébé c'est pas une poupée et puis s'il est malade maman n'habite pas à côté. Le papa travaille dans la marine marchande et est souvent absent. Et quand il va aller à l'école il va falloir courir pour le récupérer à l'heure et puis ce sera le collège. Les études, les fréquentations, la drogue... Il va grandir, elle va vieillir... C'est étourdissant d'imaginer sa vie en raccourci... Ça doit être les hormones et Julien Clerc...

    Oh ! sa tunique se gondole bizarrement, et c'est un petit glaçon qui vient de lui percuter le bidou ? Attends voir, ça recommence... Mais oui... il a bougé... IL A BOUGE !!!!

    Alors au diable la hantise de demain, la petite graine d'homme vient de se manifester pour rappeler à Clémentine que la vie est trop belle !

      

    "Et c'est comme une tourterelle
    Et qui s'éloigne à tire d'aile
    En rapportant le duvet
    Qui était ton lit
    Un beau matin..."
     

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  • Emma nous propose en ce début d'année un petit jeu à la Georges PEREC. Il s'agit de réécrire un conte ou une histoire en éliminant du texte une voyelle. Tout est très bien expliqué ICI

    J'ai choisi pour ma part de me passer du A

     

    Vie brisée

    Une petite vendeuse de torche tremble de froid sous un porche. Ses père et mère sont morts. Devenue orpheline, elle est le témoin d'une jeunesse pour toujours perdue. Son désespoir est immense et le gel lui prend tout le corps.

    Elle veut expressément vendre tous ses lumignons pour ce soir profiter d'un gîte et d'un couvert. C'est trop dur...

    Elle décide d'utiliser une première torche pour tenter de récupérer un peu de réconfort et voir fuir le froid. Celle-ci se consume trop vite. Une deuxième, une troisième... Elle recommence  et rêve de fortune, de sécurité, de prince et plus encore.  Le mieux être est bien présent  qui finit par entourer ce petit être frigorifié . Elle veut crier son  soulagement profiter de ce  répit.  cependant Le dernier lumignon est éteint trop tôt. Le froid reprend une force immense et injuste et risque bien de l'emporter.

    Ouf ! un couple vient et l'emmène dans en un luxueux hôtel pour qu'ils vivent ensemble et pour toujours.

    Puisque la Puisqu'une première lettre m'est interdite, je peux bien choisir une fin qui me convient...

     

    Le petit jeu d'Emma

     

    AAAAAAAAAAAhhhhhhh  ! défi relevé Emma !!! smile   4 fautes ! j'ai crié victoire trop tôt !!! sarcastic yes

     


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  • Après le réconfort, un peu d'effort...

    Les fêtes se terminent, une bonne galette ce week-end et après c'est haricots verts !... et la reprise du sport.

    Deux fois par semaine, je vais à la section gym du CHU me muscler un peu, m'assouplir et éliminer le stress de la journée. Pour fêter la fin d'année, nous avons organisé un petit dîner sous forme d'auberge espagnole et j'ai rédigé à cette occasion un petit compliment pour notre prof.

     

    Le lundi, le mercredi,
    C’est la gym volontaire
    Inspirant ces quelques vers
     
    Après les bisous bisous,
    Tout d’abord l’échauffement
    On trottine en bavardant
     
    En rond sur les tatamis
    On sautille, on court, on rit,
    On s’essouffle, on s’endurcit.
     
    Quand le coach crie « Cessez ! »
    On passe aux ischio-jambiers,
    On se plie pour s’étirer
     
    Sans jamais au grand jamais
    Voir le papotage faiblir
    Mais Manu ne peut sévir
     
    Car au milieu de ses dames
    Il a bien compris ma foi
    Que langue est muscle de choix.
     
    On repasse aux choses sérieuses :
    Taille, bras et petite chaise,
    Des abdos ! nous sommes fort aise
    Les pectoraux, les fessiers,
    C’est sûr tout va y passer.
     
    Le cours est plus silencieux.
    Manu compte et chante un peu
    Ramage rime avec gainage.
     
    Quand nos muscles tétanisent,
    Notre coach et ça c’est fou
    Crie un fracassant « C’EST MOU ! »
     
    On proteste, souffle ou gémit
    Allongées sur nos tapis...
    C’est le coach qui sourit...
     
    Et c’est un grand réconfort
    Quand après deux heures d’effort
    On repart ragaillardies
    Dans notre petit logis.
     
    Merci à notre Manu
    Qui nous rend belles et menues
    Dans la joie et la sueur
    Toujours dans la bonne humeur
     
     
    Signé « Les drôles de Dames »
     

    Après le réconfort, un peu d'effort...

     

    J'ai aimé restituer l'ambiance qui règne dans nos cours, car on souffre certes,  mais on s'amuse beaucoup aussi...Tout le monde était content et hop ! la semaine prochaine ça recommence !!!

    Belle soirée à tous. Restez bien au chaud !!!


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