• J'ai lu récemment un roman qui m'a beaucoup touchée...

     

    La grand-mère de Jade

    "La grand-mère de Jade" de Frédéric Deghelt - 2009

    Résumé :

    "Les livres furent mes amants et avec eux j'ai trompé ton grand-père qui n'en jamais rien su pendant toute notre vie commune.

    Quand Jade, une jeune femme moderne, "enlève" sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite et fait habiter à Paris celle qui n'a jamais quitté la campagne, beaucoup de choses en sont bouleversées. A commencer par l'image que Jade avait de sa Mamoune, si bonne, si discrète...

    Une histoire d'amour entre deux femmes, deux générations, au dénouement troublant.

     

    Mamoune âgée de 80 ans fait un malaise et est retrouvée gisant chez elle. Aussitôt ses trois filles organisent son départ en maison de retraite pour la protéger (d'elle-même ?) et la savoir en sécurité. Leur frère qui vit en Polynésie alerte sa fille Jace qui décide d'organiser manu militari une évasion en bonne et due forme et emmène sa grand-mère à Paris où elle vit. S'organise alors une vie commune basée sur leur mutuelle affection, la complicité qui les lie, le dévouement, mille attentions de l'une envers l'autre et de nombreuses confidences.

    Ainsi débute une histoire chargée d'amour, teintée de réflexions sur la vie, l'amour, la vieillesse, la cohabitation, l'autonomie, la culpabilité, la reconnaissance, la rencontre des générations... mais aussi sur la lecture, les difficultés à vivre de sa plume, le marathon pour qui rêve d'être publié, la relation avec la lecture, l'interprétation des mots et de leur mise en forme...

    Une histoire dense et pleine de richesse écrite d'une plume alerte et bienveillante. A la fin du roman, la tranche de mon livre s'était transformée en hérisson coloré car je n'ai pu m'empêcher de noter de nombreux passages pour les relire tranquillou plus tard.

    Comme par exemple :

    "- Pff quatre-vingts ans. Je les ai certes, mais eux ne m'auront pas. Je me sens beaucoup mieux qu'à soixante, un âge auquel, tout habituée que j'étais à sauter comme un cabri, je me laissais aller à la moindre plainte dès que mon corps faisait jouer ses rouages. C'est à peu près à cette époque  que j'ai découvert des muscles, nerfs et articulations que je ne soupçonnais même pas. Sans doute vexés de mon ignorance, ils ont entrepris de m'informer des maux qu'ils pouvaient bien m'infliger." (page 286)

    "Nous sommes aveugles et ce que nous voyons chez nos plus proches c'est ce que nous croyons savoir d'eux" (page 134)

    "Je me souviens d'avoir été fascinée par le miracle des bons livres qui arrivaient au bon moment de la vie. Ceux qui parfois tombaient des étagères pour venir répondre à des questions que me posait l'existence." (page 167)

    Quelques unes des phrases qui m'ont touchées, parmi d'autres très nombreuses, un livre que j'avais hâte de retoruver et dont l'histoire laisse une trace durable.

    Vraiment un très beau moment de lecture !

     


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  • "Une fille de treize ans est encore une enfant, capable de s'amuser  comme une folle à enflammer de l'herbe dans une boîte de conserve ou de se tordre de rire en voyant la mine du voisin dont elle a tiré la sonnette ouvrir sa porte pour découvrir qu'il n'y a personne. Les filles de treize ans peuvent vraiment croire que la seule raison qui les empêche d'épouser John Travolta, c'est qu'il a déjà une petite amie ... et que recevoir le coup de fil de tel garçon _ou de telle fille_est la chose la plus merveilleuse qui leur soit arrivée. Les fille de treize ans croient aux pères héroïques et aux méchantes belle-mères. Aux paroles des chansons, aux conseils de leurs amies du même âge _et aussi que leur premier amour durera toute la vie."...

    ..."La fille de treize ans déteste sa mère. Adore son père. Déteste son père. Adore sa mère. Alors quoi ?
    Les filles de treize ans sont grandes et petites, grosses et maigres. Ni l'un ni l'autre ou les deux. Elles ont la peau la plus douce, la plus parfaite, et parfois en l'espace d'une nuit, leur visage devient une sorte de gachis. Elles peuvent pleurer à la vue d'un oiseau mort et paraître sans coeur à l'enterrement de leurs grands-parents. Elles sont tendres. Méchantes. Brillantes. Idiotes. Laides. Belles.
    Quant au sexe... Le sexe est une chose répugnante, effrayante et irrésistible. Une fille de treize ans ne veut pas penser au sexe. Elle ne pense qu'à cela.

    Extraits de l'homme de la montagne page 215-216

     

    Je viens de voyager au coeur de la prime adolescence à travers deux livres, grâce à  Astrée du blog ROUGE VELOURS qui m'a permis de découvrir un bel auteur.

    Pour une mise en bouche, en voici les résumés :

     

    "L'homme de la montagne" de Joyce MAYNARD

    Vous avez dit adolescence ?

    Résumé : Juin 1979, Californie du Nord. Rachel, 13 ans, et sa soeur Patty, 11 ans, sont délaissées par leurs parents : une mère souvent absente et un père volage. Leur quotidien ennuyeux est soudain interrompu par une affaire de meurtre en série que leur père, l'inspecteur Torricelli, est chargé de résoudre. Trente ans plus tard, Rachel, devenue romancière, raconte l'été qui a bouleversé leur vie.

     &

     "Long week-end"  de Joyce MAYNARD

    Vous avez dit adolescence ?

    Résumé : Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s’améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles.Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l’est pas. Encore jeune et jolie, Adèle vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu’en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial. Et là, planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter Playboy, Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s’impose à Henry: Frank, un taulard évadé, condamné pour meurtre…Pendant quatre jours, le trio va vivre un surprenant huis-clos, chacun se révélant un peu plus au fil des heures. Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce long week-end qui lui a appris à grandir…

     *********

    Au-delà d'un voyage au temps de ma jeunesse, j'ai découvert avec délice des personnages vraiment attachants sur lesquels il est impossible de ne pas projeter ses propres souvenirs. Les deux histoires sont bien menées, happant le lecteur et le rendant attentif jusqu'à l'épilogue, ménagant un vrai suspense sans aucune acrobatie mais par une observation très fine de la psychologie des personnages.

    Ces deux histoires sont une plongée tout en sensibilité et très bien écrite dans le monde de la prime adolescence. Des détails, des contradictions, fantasmes, quête d'absolu,  sentiment d'abandon, de trahison, enthousiasme exhubérant, fascinations irrépressibles se succèdent et s'entre-choquent comme autant de défis à relever quand on a treize ans. Une palette complète des tempêtes qui secouent ces adultes en devenir, décrits avec une grande finesse par Joyce Maynard.

    J'ai découvert cet auteur avec bonheur et ai déjà emprunté un autre ouvrage à la médiathèque pour le plaisir de lire sa connaissance de la nature humaine qu'elle décline avec beaucoup de poésie et pourtant de façon très réaliste. Elle nous emmène dans la tête de ces ados qui se trouvent face à la réalité de leur parents, qui les dépasse. Pourtant,toujours ils font face, maladroitement parfois, avec quelques erreurs de jugement souvent. La psychologie des adultes n'est pas pour autant laissée de côté et les histoires ont la densité du temps qui passe, un long week-end, plusieurs mois... tout est là pour nous embarquer dans le grand voyage de la vie.

    "Long week-end" nous fait découvrir les bonheurs et les tourments d'un jeune garçon. Je n'en ai pas noté d'extrait mais vous découvrirez une recette de tarte aux pommes qui à elle seule vaut le détour. Je n'en dis pas plus...

    "L'homme de la montagne" parle des filles, des copinages, des trahisons, de la sororité (ça se dit ça ?).

    J'ai vraiment aimé ces deux livres. Si vous vous laissez tenter, j'espère que vous les apprécierez autant que moi.

    Beau dimanche à vous tous.


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  • Parmi mes lectures d'été se sont glissées ces paroles vagabondes dont je parle aujourd'hui car elles sont pleines de rêve et de légendes, de sagesse aussi. Des petits textes courts nous emmènent en Amérique latine hors du temps et dans l'air du temps, une dimension particulière pleine de poésie. Chaque conte recèle une surprise, un coup de coeur ou une émotion particulière. 

     

    PAROLES VAGABONDES

     

    Sur le quatrième de couverture, l'auteur est présenté ainsi :

    "Essayiste, journaliste, chroniqueur, historien, poète et conteur, Eduardo Galeano, né en 1940 à Montevideo, est un clairvoyant analyste de l'histoire de l'Amérique latine. Exilé des dictatures uruguayenne et argentine, il a vécu en Espagne avant de retourner en Uruguay en 1985 où il vit aujourd'hui. Son oeuvre franchit les frontières entre les genres comme elle traverse celles des pays qu'il évoque. Dans ses écrits, la poésie, l'histoire, la politique se relaient pour donner vie à un style unique et hybride, reflet de l'inouïe richesse du monde."

    Un écrivain qui sait cultiver la tendresse, l'humour et la sincérité avec brio. J'ai eu un coup de coeur pour tous ces prénoms portés par les multiples personnages rencontrés : Cantalico, Primero, Secunda, Felicindo, Lucho, Dulcidio, Benito et tant d'autres, tous porteurs de lumière. Des petits lumignons pour ce passeur d'histoires.

    Ce livre, que je picore, m'apporte beaucoup de bien être et j'avais très envie de le partager.

    Un petit conte que j'aime beaucoup et que je recopie ici. Je ne pense pas léser l'auteur en lui empruntant une de ses nombreuses pépites mais j'enlèverai l'extrait si cela gênait qui que ce soit...

     

    HISTOIRE DE LA MESANGE QUI PERDIT UNE PATTE

     

    Ses enfants avaient déjà cassé leurs coquilles et sortaient la tête du nid en piaillant. La mésange s'envola à la recherche de nourriture. C'était l'hiver à Colchagua et la neige lui gela une patte. La mésange protesta :

    _ Pourquoi m'as-tu rendue boiteuse ?
    Et la neige répondit :
    _ Parce que le soleil me fait fondre.
    Et la mésange alla se plaindre au soleil et le soleil dit :
    _ Parce que le brouillard me cache.
    Et le brouillard :
    _ Parce que le vent me pousse.
    Et le vent :
    _ Parce que le mur m'arrête.
    Et le mur :
    _ Parce que la souris me ronge.
    Et la souris :
    _ Parce que le chat me mange.
    Et le chat :
    _ Parce que le chien me poursuit.
    Et le chien :
    _ Parce que le bâton me frappe.
    Et le bâton :
    _ Parce que le feu me brûle.
    Et le feu :
    _ Parce que l'eau m'éteint.
    Et l'eau :
    _ Parce que la vache me boit.
    Et la vache :
    _ Parce que le couteau me tue.
    Et le couteau :
    _ Parce que l'homme m'aiguise.
    Et l'homme :
    _ Parce que l'homme Dieu m'a fait.

    En claudiquant, la mésange se mit à chanter à la recherche de Dieu. Dieu l'entendit, et alors elle lui demanda pourquoi il avait fait l'homme qui aiguise le couteau qui tue la vache qui boit l'eau qui éteint le feu qui brûle le bâton qui frappe le chien qui poursuit le chat qui mange la souris qui ronge le mur qui arrête le vent qui chasse le brouillard qui cache le soleil qui fait fondre la neige qui a gelé ma patte.

    _ Ah ma pauvre petite mésange, répondit Dieu, j'ai dû faire l'homme pour que l'homme me fasse moi.

    (Extrait de Paroles vagabondes d'Eduardo Galeano - Editions LU>< - pages 228-229)

     

    PAROLES VAGABONDES

     

    Et il ne faut surtout pas oublier les gravures de José Francisco Borges qui illustrent chaque page. La rencontre de cet artiste brésilien et de l'auteur est racontée en préambule, deux pages qui contienne contiennent en peu de mots la symbiose de ces deux hommes et la naissance de ce beau livre.

    Alors si le coeur vous en dit, ne vous privez pas ! smile

     

    Un beau dimanche à tous !

     

     


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  • Lorsque l'on choisit un livre, on ne gagne pas à tous les coups, mais je peux dire qu'en ce début 2016 j'ai eu la main heureuse pour deux ouvrages...

    Mes livres "coup de coeur"

     Résumé :
    "Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps". "Réparer les vivants" est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.

     

     J'ai découvert ce titre grâce à REBECCA qui en a fait une critique si enthousiaste que je me suis mise en quête du livre à la médiathèque. Bonne pioche, je l'ai trouvé et l'ai littéralement dévoré. 

    Rebecca qualifie cet ouvrage de perle littéraire et je ne peux que confirmer. L'écriture est de toute beauté, d'une grande richesse. Les descriptions sont tellement vivantes et les émotions si bien décrites, les phrases changeant de rythme  au gré des événements, nous happant dans un processus inéluctable mais nécessaire, pour les parents,  pour les équipes de médecins et de coordinateurs, pour les receveurs qui verront leur vie sauvée, tous acteurs d'une histoire tragique qui se mue en miracle de la vie.

    Le fait de travailler dans un service où se pratique la transplantation rénale m'a sans doute sensibilisée à cette histoire, mais pas seulement. Maylis de Kergalen nous entraîne inexorablement dans ce tourbillon de la mort à la vie. Tout joliment dit et d'une grande profondeur, d'une grande beauté et nous touche en plein coeur. Vraiment superbe.

    &&&&&&&&&&&&

     

     Il est difficile de se laisser captiver après un tel ouvrage. Mais après un deux essais infructueux, je viens de  terminer  :

    Mes livres "coup de coeur"

    Tiré d'une histoire vraie, nous suivons dans ce roman la destinée d'une petite fille de 8 ans maltraitée par ses parents. Devant l'inquiétude de l'entourage, à l'école en particulier, les parents et la fillette elle-même expliquent les plaie et bosses par l'incessant argument : " la fillette est maladroite". Nous suivons cette histoire avec espoir d'un dénouement  heureux.

    Si l'on entend souvent "Mais que font les services sociaux ?" "Mais pourquoi l'Ecole ne réagit pas ?" "Pourquoi ces parents ne sont-ils pas dénoncés ?", force est de constater que parfois les situations de violence sont si monstrueusement camouflées, biaisées, déniées , les bourreaux contournant les questions gênantes tels des anguilles, et les victimes tellement conditionnées, terrorisées et impuissantes, qu'il est parfois difficile voire impossible  d'aider les victimes. 

    L'approche de ce drame familial est traité avec recul et pourtant m'a beaucoup émue. L'idée de l'avoir fait raconter par  les protagonistes, la grand-mère, la tante, l'institutrice, le médecin scolaire, l'assistante sociale...  tous les acteurs ayant approché la fillette donne un ton particulier à ce récit se déroulant en forme de témoignages.

    Je n'ai découvert qu'une fois terminé que ce premier roman est tiré d'une histoire vraie. Je ne sais pas, si je l'avais su avant, j'aurais eu le courage de le lire. Mais aujourd'hui je suis heureuse de l'avoir fait.

    Si cela vous intéresse, vous trouverez ci-dessous un article qui parle de cette sombre histoire.

    article de l'Express

     

    J'ai vraiment beaucoup aimé ces deux ouvrages et je vous souhaite d'aussi belles découvertes. Quelle meilleure récompense qu'un livre qui nous comble...

    Belles lectures à tous !

     

     

     

     

     


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  • Comme l'an dernier, j'ai participé aux nouveaux matchs de la rentrée littéraire organisé par Price Minister-Rakeuten. Je m'y suis inscrite avec plaisir et parmi mes choix, voici le livre qui m'a été proposée :

    Concours de critique Price Minister : La logique de l'amanite

    La logique de l'amanite
    de Catherine Dousteyssier-Rhoze
    Editions Grasset

     

     

     

    Quatrième de couverture :

    Nikonor, érudit snob et acariâtre, vit retranché dans son château, en Corrèze. Il se passionne pour les champignons et la littérature.

    Au fil des pages, on va découvrir les confidences étranges qu'il nous livre sur sa famille.

    Pourquoi voue-t-il une telle haine à sa soeur jumelle, Anastasie ? Et qu'est-il advenu de ses proches ?

     

     

    Impossible de donner un avis sur l'histoire, elle est restée pour moi inaccessible  Ce roman est pourtant écrit avec beaucoup de style... et de styles même... J'ai été immédiatement séduite par l'élégance de l'écriture et l'inventivité de l'auteur qui multiplie les références littéraires, les locutions latines, expressions anglaises... et les longues descriptions du vaste univers du champignon, partant de la rencontre de Nikonor dans sa prime enfance avec son premier cèpe jusqu'aux considérations les plus scientifiques.

    Catherine Dousteyssier-khoze a créé un roman tout à fait atypique et foisonnant, mêlant souvenirs, références littéraires et plongées encyclopédiques dans le monde mycologique dont je n'aurais jamais cru qu'il soit possible de tant dire. On y trouve même un portrait chinois assez succulent. Je suis d'autant plus déçue de ne pas m'être laissée emporter dans l'histoire de cet homme assez antipathique, il faut le dire, et qui m'a égarée dans toutes ses digressions.

    Même si je ne l'ai pas apprécié comme je l'aurais voulu, "la logique de l'amanite" est un premier roman vraiment étonnant qui vaut la peine d'être découvert et qui a dû, j'imagine, représenter un très gros travail pour l'écrivain. Un tel agencement de ses recherches est je crois un travail d'équilibriste.

    Ce n'est qu'un avis et  vous trouverez une critique très positive chez Martine et son carnet à malice,. Elle a beaucoup aimé ce livre et en parle très bien.

    ExtraitPage 18-19
    "Non, moi bien qu'indubitablement marqué par la
    mycomania paternelle, j'étais en quête du cèpe, champignon infiniment supérieur à toutes les espèces communément trouvées, le seul à être entièrement satisfaisant. Voir la photo assez réussie, collée ci-contre, qui arrive, peut-être, à capter une infime particule du grand mystère cépier. Les poètes préférant s'épancher mièvrement depuis l'Antiquité sur les fleurs, les femmes et les oiseaux sont des ânes bâtés, de sombres brutes souffrant d'une atrophie aiguë de la glande esthétique. Klimt aurait pu au moins planter un cèpe de bouleaux dans son célèbre sous-bois ; quant au paysagiste russe Chichkine, son académisme serait beaucoup plus supportable aujourd'hui s'il avait eu l'idée de l'égayer de quelques bolets."



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