• Ayant eu la chance d'être de nouveau tirée au sort dans le cadre de Masse critique chez Babélio, je viens partager avec vous mes impressions sur un roman policier prenant :

     

    Masse critique : Féroce de Danielle THIERY

    Résumé :

    Une enquête du commissaire Edwige Marion.
    Un inconnu suit une petite fille. Il l'observe comme un animal. Il la veut, il l'aura.
    Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l'enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l'OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l'obséder. S'agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l'Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein coeur : l'adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s'agit d'une petite fille...
    De l'homme ou l'animal, on ne sait qui est le plus féroce.

    Voici un policier qui ne manque pas d'action, de rebondissements, avec de nombreux personnages bien campés, des intrigues qui se croisent et un rythme haletant tenant le lecteur jusqu'à la fin.

    Le sujet, les enfants abusés et victimes des réseaux pédo-pornographiques, n'est pourtant pas évident. Heureusement, tout dérangeant soit-il, il est traité avec  retenue. Tous les ingrédients sont là pour tenir le lecteur en haleine. Je verrais bien cette histoire adaptée en téléfilm, les personnages ont un caractère et un vécu leur donnant une vraie présence, l'action se déroule en France dans des lieux connus, zoo de Vincennes, Paris, Parc de Thoiry, à tel point que j'ai vu le roman plutôt que je ne l'ai lu.

    J'ai découvert Danielle THIERY grâce à l'opération Masse Critique et ce roman m'a donné fortement l'envie d'en découvrir d'autres de cet auteur. 


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  • J'ai reçu récemment un nouveau roman dans le cadre de l'opération Masse critique organisée par Babelio : un roman  en échange d'une chronique. 

     

    MASSE CRITIQUE : Divines Surprises

     

    Résumé :` 

    « C’est fou, tout de même, c’est fou, répéta-t-elle. Tu te rends compte, Papa, il a fallu que ça arrive ici ! Et à lui, à Ryan ! – Mais de quoi me parles-tu à la fin ? Tu ne crois tout de même pas que cet abruti a vu la Vierge !
    Je m’étais mis à crier. Tout cela m’avait d’abord amusé, et je m’étais gentiment moqué de Mathilde, mais je commençais à comprendre que, quoi que je fisse, elle croirait mordicus à cette mascarade. »
    C’est toute la vie de l’éminent Dr Ribal-Dumas, reclus en Normandie où il aspire à une retraite paisible, qui bascule lorsqu’un gamin du village déclare avoir vu la Vierge… Rattrapé par la ferveur populaire et pris au piège de ses propres mensonges, le vieil athée dédaigneux et manipulateur va aller de surprise en surprise.Une comédie menée tambour battant qui manie avec virtuosité le quiproquo et l’art du contrepied pour dépeindre, dans un même mouvement, la bassesse et la grandeur humaines. Des pages savoureuses où se dessine en filigrane l’histoire d’une rédemption. 

    Divines surprises nous propose une histoire plutôt déjantée sur fond de religion. Un jeune homme pas bien malin, Ryan, déclare avoir vu la vierge et met en émoi toute une paroisse. S'ensuivent les portraits drôles et cyniques d'une assemblée de grenouilles de bénitier faisant la part belle, sur un air de comédie, à une satire sociale et religieuse pas très charitable. Un médecin veuf, paralysé et je dois dire assez antipathique se trouve entraîné dans une  histoire qui le dépasse totalement, avec sa fille et ce fameux Ryan, comme quoi les miracles  ne rendent pas toujours la vie facile.

    Un roman qui ne m'a pas transportée mais a le mérite d'être original et distrayant.  Ce ne sera pour autant pas ma divine surprise de l'année...

     


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  • Coucou à tous,

    J'ai conclu une année compliquée par une lecture souriante.

    Le hasard fait souvent bien les choses,,, En allant voir les revues dans le coin lecture de ma médiathèque bien aimée, mes yeux se sont portés sur ce drôle de titre :

     

    L'atelier du canard...  Drôle de découverte !

    L'atelier du canard
    Antimanuel à l'usage des apprentis journalistes  (et des autres)

    Je pensais à un livre sur le "canard enchaîné" ou quelque chose de ce genre, j'ai donc poussé plus loin ma curiosité la 4ème de couverture :

    Résumé :

    Les portraits de Jeanne d'Arc, de Marie-Antoinette, de Calamity Jane, le vernissage de la grotte de Lascaux par tout le gratin du Magdalénien, le petit Chaperon rouge recherché pour complicité pour meurtre, une nécrologie de Dom Juan, un dimanche chez Dieu, une interview de Léonard de Vinci... L'atelier du canard est une bizarrerie humoristique, un ouvrage de fiction pédagogique collectif pouvant intéresser les amateurs d'écriture journalistique, et qui, par l'originalité de ses rubriques, peut également être lu comme un texte de fantaisie. Les formes journalistiques les plus fréquentes (édito, brève, billet, chronique, critique littéraire et artistique, article informatif...) y sont envisagées, et font l'objet à la fois d'une application pratique et d'une présentation formelle. On y trouvera également une rubrique consacrée à des exercices spécifiques, par exemple la synthèse de documents, la critique cinématographique en focalisation interne ou la description d'objet, exercices proposés dans certains concours d'entrée en école de journalisme.

    Un chapitre / une forme journalistique expliquée clairement et de façon synthétique.

     

     

    Une méthode intéressante et surprenante, proposée par 27 étudiants de Master 1 de Lettres Modernes Appliquées de Paris IV Sorbonne (promotion 2009-2010).

    La théorie est brièvement expliquée mais là où les choses deviennent rigolotes, c'est lors de la mise en pratique où les étudiants rivalisent d'imagination et d'humour. S'appuyant sur le principe que "toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite", jeux de mots et patronymes (à peine transformés) donnent des cocktail d'humour parfois détonnant.

    Mes préférées... les brèves ! J'ai toujours eu une affection particulière pour ces petits morceaux d'information qui passent à l'essentiel et peuvent vite ressembler à un pavé dans la mare ou un grand éclat de rire.

    Allez juste une petite :

     

    "Vernissage à la grotte de Lascaux. C'est un grognement unanime qui, hier, a salué le dévoilement des nouvelles créations de Magdalénien, l'artiste phare, à tout le gratin du Néanderthal. Au lieu des licornes et des aurochs l'inspiration tout abstraite des systèmes de points sublimés par le chromatisme des oxydes de fer et de manganèse. Un vrai coup de massue dans l'art contemporain." ML

     

    Je ne sais pas pour vous, mais moi j'ai éclaté de rire.

    Le journalisme est une profession qui semble pour nos générations noyées sous les médias, complètement évidente tellement nous avons été nourris aux journaux radiophoniques et télévisuels et par la presse écrite, mais j'avoue ne jamais m'être penchée sur la base même du métier. Et cette petite exploration saupoudrée d'humour m'a bien plu.

     

    Pure coïncidence, Brigitte alias ECUREUIL BLEU, me disait ce matin qu'elle a reçu un courrier de Christian Seguin, vous vous rappelez, ce journaliste de Sud-Ouest, ancien grand reporter, que nous avions rencontré lors de la promotion du livre "Mariage" édité au profit de l'Association "Rêve".

    Eh bien ce journaliste n'exerce plus à Sud Ouest, j'ignore pourquoi. Ce qui est triste c'est que nous ne pourrons plus  lire les jolis portraits de ses rencontres tellement humaines des "petites routes du bonheur". Je ne lis que rarement le journal Sud Ouest mais cette rubrique était une petite bulle d'oxygène dans l'actualité toujours plus ou moins anxiogène et pesante. Ses articles représentaient la preuve vivante que tout espoir est permis tant que des personnes au grand coeur sauront nous émerveiller par leur art, leur ingéniosité, leur savoir faire, leur générosité... et rencontreront des belles plumes pour les raconter. Pour l'avoir rencontré une fois pour le "Mariage", j'ai trouvé Christian Seguin sympathique et vraiment ouvert et curieux de l'autre. 

    J'ai retrouvé quelques articles sur le net :

    CLICK

    CLICK

    et RECLICK

    J'espère qu'il fera vite le deuil du quotidien SO et continuera à écrire de belles lignes sur l'incroyable richesse de la vie des hommes.

    Belle année à tous !

     

     

     

     


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  • J'ai eu la chance de participer à  "Masse critique" organisé par Babelio. Il suffisait de s'inscrire et de choisir dans une (large) sélection de titres un livre qui nous est offert en échange d'une critique. Une façon pour les éditeurs de tater le pouls des lecteurs je pense, et l'avantage pour nous de recevoir, après tirage au sort, un ouvrage gratuitement.

    J'aime le principe du gagnant/gagnant et voici le livre que j'ai reçu :

    Masse critique de  Babelio : nouvelle expérience

    Si je n'avais qu'un mot pour décrire ce livre, se serait "SYMPATHIQUE". Nous voici embarqués dans la petite histoire de la radio contée par Danielle Moreau qui connaît bien ce milieu puisqu'elle a débuté sa carrière comme standardiste chez Europe 1 dans les années 70 pour devenir programmatrice et animatrice, et ne manque pas d'anecdotes sur les coulisses de cette "boîte magique" .

    Ses récits sont bien documentés et le ton est léger comme si nous devisions en terrasse autour d'un bon café. Il est amusant de l'entendre évoquer les petits clous, le jeu des 1000 Francs, Anne-Marie Peysson, les yéyés  et quantités de personnages qui ont bercé notre enfance et notre jeunesse. Pour les plus jeunes, l'occasion également de découvrir ce qu'était la radio d'hier, de revivre avec émotion la naissance de Radio Londres, de réaliser que beaucoup de jeux actuels existaient déjà sous des formes à peine différentes il y a plusieurs dizaine d'années. Comme dit le dicton, "c'est dans les vieux pots..."

    Au fil des chapitres, nous visitons les plus grandes stations, arpentons le maison de la radio et revivons l'apparition des radios libres, retrouvons avec plaisir les grands noms de la radio. Une belle promenade dans le temps et sur les ondes, avec un petit goût de madeleine de Proust bien agréable.

     

    Extraits :

    "A tant d'idées, de mots, d'images, de sons lancés sur des ondes merveilleuses, à ces rafales de suggestions déclenchées vers la foule secrète des esprits,  à un tel mode d'expression du monde offert par la diffusion instantanée des nouvelles et des oeuvres, bref à la radio, fallait-il une maison ? Oui !" Cette question, c'est le général de Gaulle qui la pose, le 14 décembre 1963, dans son discours d'inauguration de la Maison de la radio. (page 105)

     

    José Artur, rebelle, ça peut prêter à sourire pour les plus jeunes mais, dans les années 1970, il a tout de même été viré trois jours pour avoir dit "Dégueulasse" à l'antenne. Autre temps, autres moeurs... (page 112)

      


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  • Coucou à tous, je ne suis plus très présente sur les blogs mais l'hiver pluvieux et triste ne m'a pas incitée à écrire quoi que ce soit. En revanche, j'ai repris la lecture et ai découvert un excellent auteur : Joël Dickers

    Une amie m'a prêté :

     

     

    Résumé :

    À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.
    Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
    Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?
    Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

    Ce roman est en cours d'adaptation (série TV ), avec Patrick Dempsey , ce sera bientôt diffusé sur TF1...

     

    Ce livre m'avait été conseillé à plusieurs reprises mais le temps passait et je n'en avais pas encore fait l'acquisition. Monumentale erreur, c'est un bouquin addictif comme je les aime.

    Une histoire qui n'aurait pu être qu'un roman relatant un fait divers, se transforme en un suspense  effarant mélangeant de nombreux rebondissements au fil d'une description d'événements, de faits contradictoires, de personnages pas toujours aussi lisses qu'ils en ont l'air, et d'un suspense mené jusqu'au bout d'un roman de plus de huit-cent pages, sans temps morts.

    Tout l'art de l'auteur est de donner vie à de nombreux personnages qui ne nous ne laisseront jamais indifférents, dont l'histoire extrêment bien décrite force la sympathie, la méfiance, la suspicion... Mais Marcus Goldmann, écrivain parfois dépassés par les événements, nous guide grâce à l'habileté de Joël Dickers, dans le dédale de cette histoire admirablement construite et les nombreux flash-back. Jamais l'auteur ne nous sème et nous sommes bien tenus en haleine jusqu'au bout de l'histoire.

    Seul bémol, le roman semble avoir  été adapté en série télé et franchement je ne vois pas qui peut égaler la puissance des personnages. Je pense que je m'en tiendrai à la version écrite qui m'a vraiment enthousiasmée.

    &&&&&&&&&

    Du coup, quelques lectures plus tard, j'ai voulu essayer un autre roman du même auteur :

    Résumé :

     

    Jusqu'au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
    Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l'auteur de La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
    Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d'une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
    Huit ans après le Drame, c'est l'histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu'en février 2012 il quitte l'hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s'atteler à son prochain roman.
    Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu'il éprouva jadis pour cette famille de l'Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s'effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu'au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu'est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

     

    Nous retrouvons notre écrivain, Marcus Goldman,  cette fois plongé dans une histoire familiale, son histoire. Tout n'est pas aussi limpide que ses merveilleux souvenirs d'enfance le laissent supposer. Beaucoup de questionnements sur cette famille où tout n'est pas dit, où tout n'est pas clair et où il est question d'un drame que nous découvrirons après un récit précis et captivant qui nous tient en haleine.

    Joël Dickers a l'art de mener le suspense avec une belle écriture qui ne peut laisser indifférent et un rythme qui lui est tout personnel.  

    Vous l'aurez compris, je me suis régalée et si toutefois vous êtes en panne de lecture, ne vous privez pas. Ces deux livres sont édités en poche.

    Je vois qu'il a écrit avant ces deux-là un autre roman et je ne manquerai pas de le lire un peu plus tard. Ce serait dommage d'user le charme d'un si bon écrivain.

     

    Deux petits extraits de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert"

    "L'amour, c'est très compliqué. C'est à la fois la plus extraordinaire et la pire chose qui puisse arriver.  Vous le découvrirez un jour. L'amour, ça peut faire très mal. Vous ne devez pas pour autant avoir peur de tomber, et surtout pas de tomber amoureux, car l'amour, c'est aussi très beau, mais comme tout ce qui est beau, ça vous éblouit et ça vous fait mal aux yeux. C'est pour ça que, souvent, on pleure après"  page 127

    "Les mots sont à tout le monde, jusqu'à ce que vous prouviez que vous êtes capable de vous les approprier. Voici ce qui définit un écrivain. Et vous verrez, Marcus, certains voudront vous faire croire que le livre est un rapport aux mots, mais c'est faux : il s'agit en fait d'un rapport aux gens"   page 446


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